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France-Le gouvernement appelle à une négociation Google-médias
information fournie par Reuters 25/09/2019 à 17:27

 (Actualisé tout du long avec réaction du ministre de la
Culture)
    PARIS, 25 septembre (Reuters) - Le gouvernement a appelé
mercredi à "une véritable négociation globale" entre Google et
les agences et éditeurs de presse, jugeant "pas admissible" que
le géant américain tente d'échapper aux dispositions de la
nouvelle loi française sur les droits d'auteur en modifiant
l'affichage des contenus d'actualité.
    Publiée fin juillet et transposant une directive européenne,
la loi française créant "un droit voisin au profit des agences
de presse et des éditeurs de presse" impose à l'ensemble des
plates-formes, réseaux sociaux et autres sites internet de
verser une rémunération juste aux médias dont ils utilisent les
articles et dont ils tirent d'importants revenus.
    Pour les recherches liées à l'actualité, qu'elles soient
effectuées via le moteur de recherche ou via Google Actualités,
par exemple, Google France, filiale d'Alphabet  GOOGL.O 
n'affichera plus désormais des extraits de texte ou une vignette
photo, mais uniquement par défaut un titre et un lien URL.
    "Lorsque la loi française entrera en vigueur, nous
n'afficherons plus d'aperçu du contenu en France pour les
éditeurs de presse européens, sauf si l'éditeur a fait les
démarches pour nous indiquer que c'est son souhait", peut-on
lire dans un billet publié sur le blog de Google France.
    "Ce sera le cas pour les résultats des recherches effectuées
à partir de tous les services de Google", est-il précisé. 
    Les médias pourront cependant choisir s'ils souhaitent ou
non que leurs contenus soient accessibles via les services de
Google, définir la taille maximale des images miniatures ou
encore le nombre maximal de caractères des aperçus des textes.  
    Le ministre de la Culture Franck Riester, qui a reçu dans la
matinée le vice-président de Google en charge de Google
Actualités, Richard Gingras, a salué l'intention du géant
américain de renforcer le contrôle des éditeurs sur le
référencement de leurs contenus. 
    "C'est un premier pas qui montre que la consécration d'un
droit voisin permet de rééquilibrer le rapport de force", a-t-il
souligné dans un communiqué. 
    Il a en revanche jugé que la position de Google sur la
rémunération n'était "évidemment pas acceptable", puisque
l'objectif politique des textes français et européen est de
"permettre un juste partage de la valeur produite, au bénéfice
des plates-formes, par les contenus de presse."
    "La définition unilatérale des règles du jeu est contraire à
la fois à l'esprit de la directive et à son texte", déclare le
ministre dans son communiqué, en précisant qu'il compte aborder
"très prochainement" le sujet avec ses homologues européens afin
de "remédier à cette situation". 
    La France est le premier pays de l'Union européenne à mettre
en place un tel dispositif, alors qu'une directive européenne en
ce sens a été adoptée au printemps dernier.  
    Les géants du net comme Google et Facebook  FB.O  sont
régulièrement accusés de capter l'essentiel de la valeur des
contenus hébergés ou mis en ligne sur leurs sites, grâce à la
publicité et à la monétisation des données personnelles des
utilisateurs.
    Dans son billet de blog, Google estime au contraire
contribuer à soutenir la presse, en contribuant à élargir la
visibilité de certains médias et en "orient(ant) les internautes
vers les sites d'information, qui en tirent un revenu
supplémentaire".

 (Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot)
 

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